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	<title>Musiques et écriture</title>
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	<description>Le blog d&#039;Elisabeth Stoudmann</description>
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		<title>Musiques et écriture</title>
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		<title>Le Cully Jazz invoque la musique pour conjurer la pluie</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Apr 2013 12:49:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elisabeth Stoudmann</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Cully Jazz a démarré vendredi dernier. Malgré un temps exécrable, la musique est chaque soir meilleure. Dans le IN, l&#8217;ouverture du festival par le magnifique quartet d&#8217;Elina Duni a mis tout le monde d&#8217;accord (voir mon compte-rendu sur Swiss Vibes). Hier soir, Roberto Fonseca a boulversé le public du Chapiteau par sa précision, sa [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=elisabethstoudmann.com&#038;blog=370372&#038;post=1738&#038;subd=zabeth&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><a href="http://zabeth.files.wordpress.com/2013/04/alexandre_cellier_ion_miu_01a.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1740" alt="Alexandre_Cellier_Ion_Miu_01a" src="http://zabeth.files.wordpress.com/2013/04/alexandre_cellier_ion_miu_01a.jpg?w=300&#038;h=262" width="300" height="262" /></a>Le <a href="http://www.cullyjazz.ch/">Cully Jazz</a> a démarré vendredi dernier. Malgré un temps exécrable, la musique est chaque soir meilleure. Dans le IN, l&rsquo;ouverture du festival par le magnifique quartet d&rsquo;Elina Duni a mis tout le monde d&rsquo;accord (voir <a href="http://swissvibes.org/2013/04/08/elina-duni-trait-dunion-reve-entre-lalbanie-et-la-suisse/">mon compte-rendu sur Swiss Vibes</a>). Hier soir, Roberto Fonseca a boulversé le public du Chapiteau par sa précision, sa spiritualité, son aisance (voir <a href="http://www.redbulljazznote.ch/home/roberto-fonseca-cully-jazz-festival">mon compte rendu sur music inside</a>). Le festival off n&rsquo;est pas en reste avec l&rsquo;excellent violoniste zurichois <a href="http://www.tobiaspreisig.com/2013/news">Tobias Preisig</a> en résidence au Jardin, l&rsquo;ex-Dead Brothers genevois <a href="http://www.pierreomer.com/">Pierre Omer</a> au THBBC et <a href="http://addissounds.ch/">Addis sounds et sa sélection de musiques de l&rsquo;est au caveau Weber</a>. Ne manquez pas vendredi et samedi prochain l&rsquo;incroyable et mythique joueur de cymbalum roumain <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Ion_Miu">Ion Miu</a>. Ion Miu est un virtuose aussi à l&rsquo;aise dans le folklore, le classique, que le jazz. Il a fait partie de l&rsquo;orchestre Ciocarlia pendant dix ans et est un vieil ami de la famille Cellier. Il y a plus de vingt ans, le grand découvreur de talents en Europe de l&rsquo;Est,  <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Cellier">Marcel Cellier</a>, l&rsquo;a fait venir avec bon nombre d&rsquo;autres de ces confrères pour deux mémorables tournées. Aujourd&rsquo;hui, Ion Miu renoue avec la Suisse et avec le fils de Marcel, Alexandre. Un duo fort et émouvant et peut-être un invité surprise!</p>
<p style="text-align:justify;">Vendredi toujours, mais plutôt dans la soirée, le Next Step accueille un revenant d&rsquo;un autre genre:  <a href="http://www.facebook.com/pages/Wayne-Paul/250527021631868">Wayne Paul.</a> Ce nom vous dit quelque chose ? Rappelez-vous le début des années 90, la scène hip hop expérimentale londonienne où le rap se conjuguait avec poésie, rythmes afro, reggae… Les noms qui couraient sur toutes les lèvres étaient ceux de Roots Manuva, Lotek Hi-Fi et….. Wayne Paul, qui se distinguait par sa voix étonnante, trait d’union parfait entre soul et reggae, Si Wayne Paul s’est fait discret depuis le milieu des années 90, happé par des problèmes d’alcool et de drogue, il apparaît néanmoins plusieurs fois dans les différents projets de Christophe Calpini. En 2007 sur le disque de <a href="http://www.stademusic.com/">Stade</a> et <a href="http://infinitelivez.bandcamp.com/">Infinite Livez</a> , puis en 2010 sur « In Dog We trust » le dernier opus de Dog Almond. du musicien, compositeur et arrangeur nyonnais a alors envie de faire le pas et d’enregistrer tout un album avec le chanteur dont la voix <em>« renferme tellement d’émotions ».</em></p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://zabeth.files.wordpress.com/2013/04/wayne-paul_noirblanc_hd.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1739" alt="Wayne Paul_noirblanc_HD" src="http://zabeth.files.wordpress.com/2013/04/wayne-paul_noirblanc_hd.jpg?w=300&#038;h=300" width="300" height="300" /></a>« Between The Lines » est un enregistrement étonnant, auquel on ne cesse de revenir. Il est traversé de bout en bout par un feeling reggae, sans jamais être du reggae. <em>« Mon travail c’est un peu comme mettre du piment dans la fondue. Je ne peux pas définir ce que je fais. Je ne suis pas à franchement parler Jamaïcain. Je n’ai jamais aimé les catégories. J’ajoute une base électronique à différents styles ». Ce dub du futur fait aussi défiler quelques invités, comme God’s Gift, ami de longue date de Wayne Paul et issu de la scène grime sur le très beau « You Love ».</em></p>
<p style="text-align:justify;">« Between The Lines » scelle une amitié, celle de Christophe Calpini et de Wayne Paul. Il manifeste aussi d’une résurrection. Wayne Paul ne touche plus à l’alcool ni à la drogue depuis une dizaine d’années. <em>«Je ne suis pas meilleur qu’un autre et la route a été longue pour moi. Je suis parti tellement haut dans le ciel que je ne pouvais plus voir mes pieds. Mais on ne peut pas faire deux fois les mêmes erreurs. Mes pieds sont maintenant fermement ancrés dans le sol ».</em> Mieux, sa voix, son chant, ses textes ressortent désormais grandis de ce long parcours de combattant.</p>
<h5 style="text-align:justify;">La deuxième partie de ce billet est un résumé d&rsquo;un article paru dans le quotidien Le Courrier le 6 avril et <a href="http://www.lecourrier.ch/107496/le_miracle_wayne_paul">consultable ici.</a></h5>
<p style="text-align:justify;">
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/zabeth.wordpress.com/1738/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/zabeth.wordpress.com/1738/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=elisabethstoudmann.com&#038;blog=370372&#038;post=1738&#038;subd=zabeth&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Aziz Sahmaoui et son Université gnawa débarquent à Genève</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Jan 2013 17:19:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elisabeth Stoudmann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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		<description><![CDATA[Il est l&#8217;un des fondateurs de l&#8217;ONB. Il donne un nouveau souffle à la musique gnawa. Il est l&#8217;un de mes musiciens préférés et il joue dans le cadre de la soirée que j&#8217;ai montée pour mon quotidien préféré, Le Courrier, le 26 janvier. Une  soirée qui vient clore toute une journée placée sous le [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=elisabethstoudmann.com&#038;blog=370372&#038;post=1723&#038;subd=zabeth&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1724" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://zabeth.files.wordpress.com/2013/01/aziz-sahmaoui-university-of-gnawac2a9manuel-lagos.jpg"><img class="size-medium wp-image-1724" alt="Aziz Sahmaoui &amp; The University of Gnawa ©Lagos" src="http://zabeth.files.wordpress.com/2013/01/aziz-sahmaoui-university-of-gnawac2a9manuel-lagos.jpg?w=300&#038;h=225" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Aziz Sahmaoui &amp; The University of Gnawa ©Lagos</p></div>
<p>Il est l&rsquo;un des fondateurs de l&rsquo;ONB. Il donne un nouveau souffle à la musique gnawa. Il est l&rsquo;un de mes musiciens préférés et il joue dans le cadre de la soirée que j&rsquo;ai montée pour mon quotidien préféré, <a href="http://www.lecourrier.ch/26janvier">Le Courrier, le 26 janvier. Une  soirée qui vient clore toute une journée placée sous le thème &laquo;&nbsp;D&rsquo;ici et D&rsquo;ailleurs&nbsp;&raquo;. </a></p>
<p>Il c&rsquo;est <a href="http://azizsahmaoui.com/">Aziz Sahmaoui</a> qui, en quelques notes, sait vous transporter dans son univers musical. <i>« Quand on arrive au Maroc, on découvre différents rythmes, des rythmes qui sont toujours plus profonds ; une forme de transe. Quand on arrive au Sénégal, c’est encore plus fort. En écoutant bien, on se rend compte que ce sont les mêmes codes. Ils sont juste joués et transmis autrement.» </i>Sur son premier CD « University of Gnawa », Aziz Sahmaoui a convié musiciens Marocains, Sénégalais et Français à partager son héritage musical.</p>
<p>Après avoir sévi dans l’<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Orchestre_national_de_Barb%C3%A8s">ONB</a> où il écrit la plupart des compositions du groupe, il fut aussi le compagnon du maestro du jazz fusion, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Joe_Zawinul">Joe Zawinul</a>, de 2004 à sa mort quelques années plus tard. <i>« Au sein du Syndicate, il fallait avoir une endurance, une vitesse d’exécution et une concentration maximale. On ne savait jamais quand on allait avoir la parole. C’est un peu comme en classe, dans un cours passionnant. On suit et tout d’un coup c’est à nous. J’aime  l’improvisation. Parfois il y avait un pépin électronique et ça y est, c’était à moi de raconter mon histoire. A la fin, Joe Zawinul ne pouvait plus marcher, mais il n’a jamais voulu arrêter. Jamais il n’a baissé le tempo. »</i></p>
<span class='embed-youtube' style='text-align:center; display: block;'><iframe class='youtube-player' type='text/html' width='604' height='370' src='http://www.youtube.com/embed/xGaxcoZCrLk?version=3&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;wmode=transparent' frameborder='0'></iframe></span>
<p>Depuis tout petit, Aziz Sahmaoui aime la stimulation. Né au Maroc, il baigne dans la musique même si ces parents ne sont pas musiciens. « <i>Au Maroc, le rythme passe à travers les portes fermées, à travers les murs, il nous appelle. ». </i>Du moins pour ceux qui y sont sensibles. Et Aziz Sahmaoui est de ceux-là. Il se rappelle encore son premier concert, le premier rythme qu’on lui demanda de faire enfant pour soutenir un musicien dans une fête. Arrivé à Paris, il apprend le solfège pour ne <i>« plus naviguer à l’aveuglette ». </i>Dès le milieu des années 80, il anime des mariages avec d’autres musiciens maghrébins. Dans ces prestations marathon, il passe du chaabi au raï, du kabyle au rock, du gnawa au funk. Il remarque que le public adore. Le concept de l’Orchestre national de Barbès prend forme. Avec ce drôle de big band, il écume les scènes de France. Et lorsque le premier CD-live du groupe paraît en 1997, il est rapidement consacré disque d’or. Les succès s’enchaînent et Aziz Sahmaoui ne tarde pas à se lasser. Il n’hésite donc pas quand Joe Zawinul vient le chercher.</p>
<p>A la mort de ce-dernier en septembre 2007, c’est le trou noir, le silence. Aziz Sahmaoui a besoin de rester seul. Il jette un regard sur les pièces qu’il n’a cessé d’écrire pendant toute sa vie, les reprend, les affine. Parallèlement il est invité par le producteur Martin Meissonnier à participer à l’album acoustique de Khaled. Il apprécie la façon de travailler de ce-dernier et lui soumet ses compositions. Un répertoire se met en place et le disque « University of Gnawa » paraît en 2011. Sans batterie, avec des mots qu’il a inventés, aidés de musiciens audacieux, s’appuyant sur des riffs acérés et des instruments traditionnels, Aziz Sahmaoui crée une nouvelle voie pour la musique de son cœur.</p>
<p><i>Une grande partie de cet article est initialement paru dans <a href="http://www.lecourrier.ch/">Le Courrier du 12 avril 2012</a></i></p>
<p><i> Aziz Sahmaoui, « University of  Gnawa » (General Pattern/Musikvertrieb)</i></p>
<p><i>En concert dans le cadre de la journée <a href="http://www.lecourrier.ch/26janvier">&laquo;&nbsp;D&rsquo;Ici et D&rsquo;ailleurs&nbsp;&raquo; organisée par Le Courrier le 26 janvier 2013 (20h).</a><br />
En première partie, les Genevois férus de musique éthiopienne et leurs incroyables danseurs: <a href="http://www.facebook.com/pages/Imperial-Tiger-Orchestra/184328281600467?fref=ts">Imperial Tiger Orchestra.</a><br />
</i></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/zabeth.wordpress.com/1723/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/zabeth.wordpress.com/1723/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=elisabethstoudmann.com&#038;blog=370372&#038;post=1723&#038;subd=zabeth&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Afrobeat encore et toujours</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Jan 2013 22:20:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elisabeth Stoudmann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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		<description><![CDATA[AFROBEAT Plus que jamais, Fela Kuti, son message, sa musique sont à l’ordre du jour. Un musée à sa mémoire et une comédie musicale le consacrent, alors que la scène afrobeat explose partout dans le monde. Avec l’immense batteur Tony Allen, Fela Kuti fut le créateur d’une nouvelle forme de musique de transe urbaine, l’afrobeat, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=elisabethstoudmann.com&#038;blog=370372&#038;post=1706&#038;subd=zabeth&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><strong>AFROBEAT</strong> Plus que jamais, Fela Kuti, son message, sa musique sont à l’ordre du jour. Un musée à sa mémoire et une comédie musicale le consacrent, alors que la scène afrobeat explose partout dans le monde.</p>
<div id="attachment_1707" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://zabeth.files.wordpress.com/2013/01/antibalas_2_credit-marina-abadjieff_20120529_104055-72dpi.jpg"><img class="size-medium wp-image-1707" alt="Antibalas ©Marina Abadjieff" src="http://zabeth.files.wordpress.com/2013/01/antibalas_2_credit-marina-abadjieff_20120529_104055-72dpi.jpg?w=300&#038;h=199" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Antibalas ©Marina Abadjieff</p></div>
<p style="text-align:justify;"><em>Avec l’immense batteur Tony Allen, Fela Kuti fut le créateur d’une nouvelle forme de musique de transe urbaine, l’afrobeat, créée à partir d’un mix inédit de rythmes traditionnels, de juju, de highlife, de jazz et de soul. Il fut aussi un agitateur, utilisant la musique comme une arme, comme un cri de ralliement dans un Nigeria chaque jour un peu plus corrompu sous l’effet d’un gigantesque boom pétrolier. Fela, cousin du célèbre écrivain Wole Soyinka, était un personnage fascinant, charismatique, qui a su créer la légende de son vivant. Par exemple en organisant en 1978 une cérémonie de mariage où il épousera 27 femmes, pour la plupart des danseuses et choristes de son ensemble!</em><br />
<em> Il a surtout été l’un des premiers (avec Miriam Makeba) à avoir redonné fierté aux Africains, à avoir osé une critique politique virulente, à avoir formulé une prophétie sociale qui s’est avérée exacte en bien des points. Beaucoup des constats qu’il dresse alors – corruption galopante, permanence de la mainmise des ex-puissances coloniales sur l’Afrique – étaient irrecevables. Ils sont aujourd’hui parfaitement accrédités en Europe comme en Afrique.</em><br />
<em> Lorsqu’il meurt, le 2 août 1997, personne ne pense que son héritage prendra un tel envol. Certes, deux de ses fils – Femi l’aîné et Se</em><em><a href="http://zabeth.files.wordpress.com/2013/01/felakuti.jpg"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-1712" alt="Mise en page 1" src="http://zabeth.files.wordpress.com/2013/01/felakuti.jpg?w=108&#038;h=150" width="108" height="150" /></a></em><em>un le cadet – se mobilisent pour reprendre l’un le club de son père, l’autre son orchestre Egypt 80. Ils ont fait depuis une belle carrière, chacun sous son nom.</em><br />
<em> Pourtant, depuis une quinzaine d’années, c’est de l’Occident, de «Babylone», que le mouvement renaît. Des groupes d’afrobeat é</em><em>mer</em><em>gent un peu partout en Europe, aux Etats-Unis et se font les nouveaux apôtres du genre. Jusqu’en Suisse, où les Faranas outre-Sarine et Professor Wouassa sur les bords du Léman sont eux aussi des adeptes de cette musique&#8230;&#8230;</em></p>
<p style="text-align:justify;">Initialement paru dans <span style="text-decoration:underline;">Le Courrier du 10 novembre </span>2012, cet article fait intervenir <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_Meissonnier">Martin Meissonnier</a>, <a href="http://www.afromix.org/html/people/fbensignor/">François Bensignor</a>, Martin Perna d&rsquo; <a href="http://www.antibalas.com/">Antibalas</a> et DJ Ness. Il est disponible dans son intégralité  <a href="http://www.lecourrier.ch/103354/fais_le_comme_fela">sur le site de mon quotidien préféré!</a></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/zabeth.wordpress.com/1706/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/zabeth.wordpress.com/1706/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=elisabethstoudmann.com&#038;blog=370372&#038;post=1706&#038;subd=zabeth&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Une Nuit au Sahara&#8230;. à Lausanne</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Dec 2012 10:10:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elisabeth Stoudmann</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tout a commencé à cause de Florian. Dans notre microscopique association Addis Sounds, Florian est un transfuge de l’Evénement Africain, cette autre « assoc » lausannoise, à l’origine de plusieurs soirées africaines mythiques dans les années 90 au Casino de Montbenon. C’est grâce à ses contacts qu’il a su que cette salle très prise s’était except ionnellement [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=elisabethstoudmann.com&#038;blog=370372&#038;post=1687&#038;subd=zabeth&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1695" class="wp-caption alignleft" style="width: 624px"><img class=" wp-image-1695 " alt="Nabil Othmani sur la scène du Casino de Montbenon" src="http://zabeth.files.wordpress.com/2012/12/nabil-othmani_3.jpg?w=614&#038;h=408" height="408" width="614" /><p class="wp-caption-text">Nabil Othmani sur la scène du Casino de Montbenon</p></div>
<p>Tout a commencé à cause de Florian. Dans notre microscopique association <a href="http://addissounds.ch/">Addis Sounds,</a> Florian est un transfuge de l’Evénement Africain, cette autre « assoc » lausannoise, à l’origine de plusieurs soirées africaines mythiques dans les années 90 au Casino de Montbenon. C’est grâce à ses contacts qu’il a su que cette salle très prise s’était except ionnellement libérée le 1<sup>er</sup> décembre 2012, journée mondiale du SIDA.</p>
<p>Mais, à Addis Sounds, nous avions autre chose en tête. Depuis le temps que ça chauffe au Mali et que les Touaregs sont au cœur de la tourmente, il me semblait logique de leur rendre hommage, eux qui m’avaient si bien accueillie dans leur désert et dont je suis les périples musicaux depuis une dizaine d’années. E puis j’en avais assez de voir que beaucoup faisaient l’amalgame entre Touaregs et islamistes ou intégristes. Le bon vieux cliché du « méchant » Touareg, bandit des grands chemins  pointait de nouveau le bout de son nez. Je prends donc contact avec Sedryk du label <a href="http://www.re-aktion.com/">Reaktion</a>. Ce Lyonnais est tombé amoureux de la musique touarègue il y a maintenant quinze ans. Polyvalent, il a lancé un label Reaktion (largement numérique) et un <a href="http://www.tamasheq.net/">site sur les cultures t</a><a href="http://www.tamasheq.net/">amasheq</a>. Très vite la soirée s’est mise en place. L’excellent documentaire <a href="http://www.cindigofilm.com/fr/production/woodstock-in-timbuktu.html">« Woodstock à Tombouctou »</a>  de Désirée Von Trotha s’est imposé d’entrée de jeu, le groupe de <a href="http://www.myspace.com/nabilbaly">Nabil Othmani</a> aussi.</p>
<span class='embed-youtube' style='text-align:center; display: block;'><iframe class='youtube-player' type='text/html' width='604' height='370' src='http://www.youtube.com/embed/i_TXd1IupY4?version=3&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;wmode=transparent' frameborder='0'></iframe></span>
<p>Puis ce fut la traversée du désert (hum, désolée je n’ai pas pu m’empêcher..), l’élaboration des affiches, du matériel promo, l’établissement d’un budget qui nous montrait très clairement que nous étions condamnés au succès… Et le doute a commencé à nous envahir. Et si nous étions, complètement fous : était-ce vraiment raisonnable de mettre sur pied une soirée de six heures avec un documentaire musical de 90 minutes tourné à Tombouctou et un groupe peu ou pas connu en Suisse ? Comment attirer les deux cents personnes dont nous avons besoin avec une telle affiche ? Bon allez on s’en fout :« Qui ne risque rien n’a rien », dit le proverbe. On décrète que cette nuit sera saharienne ou ne sera pas et on s’arrange avec un traiteur marocain de la place pour que le couscous soit également de la fête. Edgar, notre Monsieur promo, part à l’assaut de la presse : plusieurs journalistes aiment le concept et les articles et émissions de radio commencent à pleuvoir de tous les côtés.</p>
<div id="attachment_1691" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-1691" alt="Barka au soundcheck" src="http://zabeth.files.wordpress.com/2012/12/nabil-othmani_barka_3.jpg?w=300&#038;h=199" height="199" width="300" /><p class="wp-caption-text">Barka au soundcheck</p></div>
<p>Le jour J, on tremble quand même. On n’a que 75 billets vendus pour une salle d’une capacité de 450 places. Pourtant, incroyable mais vrai,dès l’ouverture des portes les gens arrivent, dans un flot continu et régulier… Ils s’asseyent aux tables devant leur assiette de couscous. Un forgeron touareg fait son entrée, les poches de son boubou sont remplies de bijoux en argent qu&rsquo;il déballe sur une table.</p>
<p>Sedryk fait une excellente présentation des circonstances dans lesquelles le film a été tourné. Il rappelle que le terme « Ishumar » est dérivé du mot français « chômeur » et qu’il a été a été attribué aux populations Touaregs mouvantes, à la recherche de travail après avoir après subit les grandes sécheresses des années 70. Il explique aussi que le film a été tourné au Festival au Désert en 2011, un an avant le soulèvement de 2012 et la déclaration d’indépendance de l’AZAWAD. Tout est en germes dans le film de Désirée Von Trotha qui connaît son sujet sur le bout des doigts et qui filme les Touaregs avec beaucoup de simplicité et d’émotion. Le public rit lorsqu’il assiste aux courses de chameaux effrénées ou lorsqu’il entend le discours très libéré de Disco du groupe <a href="http://www.crammed.be/index.php?id=34&amp;art_id=125">Tartit</a> qui ne mâche pas ses mots à l’encontre de la gente masculine. Dans un coin de la salle Nabil Othmani et son percussionniste Smail ne peuvent s’empêcher de chanter avec leurs confrères (en particulier le Nigérien <a href="http://www.myspace.com/bombinoafrica">Bombino</a>) qui s’activent à l’écran.</p>
<p>Une heure plus tard ils sont sur scène. Les pagnes africains prêtés par notre ami Fanfan offrent un décor chaleureux. Pour pousser les gens à se lever, les musiciens commencent à enchaîner quelques reggae (un ou deux de trop à mon goût). Mais ça marche… Le public se rapproche de la scène et se met à bouger. <a href="http://www.myspace.com/nabilbaly">Nabil Othmani</a> peut alors voguer allègrement entre rythmes touaregs et algériens (gnawa, oranais). Le ton est enjoué, léger. Dans les premiers rangs les femmes algériennes, jeunes et moins jeunes, dansent. Les Suisses suivent le mouvement. Certains spectateurs semblent un peu déconcertés par le tour festif que prend la soirée. C’est que Nabil n’a pas vraiment le même profil que ses confrères maliens. Lui n’a pas connu la guerre, les sécheresses. Il vient de l’oasis de Djanet en Algérie, d’une famille aisée de musiciens.</p>
<div id="attachment_1690" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-1690" alt="Le stand du label Reaktion avant l'ouverture des portes..." src="http://zabeth.files.wordpress.com/2012/12/nabil-othmani_stand-reaktion.jpg?w=300&#038;h=199" height="199" width="300" /><p class="wp-caption-text">Le stand du label Reaktion avant l&rsquo;ouverture des portes..</p></div>
<p>Eparpillés dans différents pays, au moment de l’indépendance des états africains dans les années 60, les cultures touarègues se sont imprégnées de la culture des sociétés où elles se sont implantées. Les ballades syncopées de Nabil Othmani ne sont pas des chants de résistance, mais de ces rengaines qui trottent  dans la tête bien après que les musiciens soient sortis de scène.</p>
<p>A Amina, DJ marocaine résident à Genève, revient la délicate tâche de faire danser le public après ce marathon d’images et de musiques. Un défi qu’elle relève haut la main, aidées par les musiciens qui, à peine changés, ne tardent pas à investir la piste de danse. Le public sort ravi. On le remercie d’avoir su être curieux !</p>
<p>A signaler encore que le <a href="http://www.festival-au-desert.org/">Festival du Désert</a> est devenu itinérant. En février, il donnera des soirées en Mauritanie, au Mali (Ségou et bamako) et au Burkina-Faso.Il lance une souscription pour pouvoir réaliser une compilation live.</p>
<p>Et que Addis Sounds propose au <a href="http://www.addissounds.ch">CityClub de Pully ce vendredi 7 décembre</a> une autre soirée &laquo;&nbsp;film et concert&nbsp;&raquo; autour du musicien malien <a href="http://www.pedrokouyate.com/">Pedro Kouyaté</a></p>
<p><em>©les photos de cet article ont été prises par Edgar Cabrita</em></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/zabeth.wordpress.com/1687/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/zabeth.wordpress.com/1687/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=elisabethstoudmann.com&#038;blog=370372&#038;post=1687&#038;subd=zabeth&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Mon disque du mois d&#8217;octobre: Lo&#8217;Jo &#171; Cinema El Mundo &#187;</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Oct 2012 17:27:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elisabeth Stoudmann</dc:creator>
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		<description><![CDATA[OK, OK ce n&#8217;est pas très original, puisque toute la presse française s&#8217;est entichée de cet album, mais c&#8217;est néanmoins une évidence: &#171;&#160;Cinema El Mundo&#160;&#187; est le disque qui tourne le plus dans mon lecteur CD. Il a aussi envahi mon téléphone, ma biblothèque Itunes&#8230; D&#8217;autres excellents disques sont parus ce mois, comme &#171;&#160;Matanë Malit&#160;&#187; [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=elisabethstoudmann.com&#038;blog=370372&#038;post=1677&#038;subd=zabeth&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://zabeth.files.wordpress.com/2012/10/3149026007123.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1678" title="3149026007123" alt="" src="http://zabeth.files.wordpress.com/2012/10/3149026007123.jpg?w=300&#038;h=270" height="270" width="300" /></a>OK, OK ce n&rsquo;est pas très original, puisque toute la presse française s&rsquo;est entichée de cet album, mais c&rsquo;est néanmoins une évidence: &laquo;&nbsp;Cinema El Mundo&nbsp;&raquo; est le disque qui tourne le plus dans mon lecteur CD. Il a aussi envahi mon téléphone, ma biblothèque Itunes&#8230; D&rsquo;autres excellents disques sont parus ce mois, comme &laquo;&nbsp;Matanë Malit&nbsp;&raquo; d&rsquo;Elina Duni dont je parle sur le blog <a href="http://www.redbulljazznote.ch/home/coup-de-coeur-pour-elina-duni">Music Inside</a> ou le nouvel opus des punks helvetico-cajun de Mama Rosin que j&rsquo;ai chroniqué sur <a href="http://swissvibes.org/2012/10/08/le-disque-du-mois-doctobre-de-swissvibes-mama-rosin-bye-bye-bayou/">swissvibes.org</a>.</p>
<p>Mais celui des Lo&rsquo;Jo est un peu spécial, parce que les Lo&rsquo;Jo sont un peu spéciaux. <a href="http://www.lojo.org/">Lo’Jo </a>est un &laquo;&nbsp;vieux &laquo;&nbsp;groupe qui arrive comme une respiration dans un monde hyperactif, hyper-consommant, hyper-globalisantune. Lo&rsquo;Jo est une onomatopée qui rassemble depuis plus de trente ans des musiciens bohèmes vivant la musique à leur rythme et au rythme de leurs pérégrinations musicales. Il y eut d’abord un penchant immodéré pour les musiques de cirque et de rue, puis le goût pour les voyages qui les emmenèrent du Sahara à La Géorgie. Et depuis toujours une curiosité, une volonté farouche de partager, d’échanger, de vivre différemment. Des indignés d’avant l’heure. Trente ans de carrière donc et quinze albums, chacun avec ses lumières, son approche originale. Et aujourd’hui « Cinema El Mundo », qui synthétise le meilleur de leurs attraits. Les invités y sont prestigieux, mais surtout – et c’est le  plus important &#8211; parfaitement intégrés au projet. Robert Wyatt y récite un texte en introduction, Ibrahim de Tinariwen croise Le Mauritien Lelou Menwar dans un improbable « African Dub Crossing The Fantôms of An Opera ». Le panduri (instrument traditionnel géorgien à trois cordes), le n’goni (son équivalent africain) et un violon chinois apparaissent ici et là pour parachever un magnifique travail sur les cordes. S’enchaînent alors une drôle de Marseillaise en créole, des valses dans des langues inventées. Une toile magique de compositions dans lesquels les mots, associations d’idées de Denis Péan font écho aux voies tournoyantes des deux chanteuses Yamina et Nadia. Subtilement produit par Jean Lamoot, « Cinéma El Mundo » s’effeuille au fil des écoutes, dévoilant ici une atmosphère, là une phrase choc ou encore un refrain entêtant. En un mot finissant, une drôle de drogue à laquelle on devient très facilement dépendant.  A signaler que les Lo&rsquo;Jo sont ce soir <a href="http://www.lamaroquinerie.fr/2012/10/26/LOJO/">en concert à La Maroquinerie à Paris</a> avant de s&rsquo;envoler vers les Etats-Unis où semble-t-il leur disque est également très bien accueilli!</p>
<p><a href="http://eboutique.harmoniamundi.com/catalogsearch/result/?q=Cinema+El+Mundo"><i>Lo’Jo, Cinema El Mundo (World Village/ Harmonia Mundi)</i></a></p>
<p>La chronique de cet album est initialement parue dans <a href="http://www.lecourrier.ch/102549/sur_l_ecran_de_lo_jo">Le Courrier du 13 octobre 2012</a></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/zabeth.wordpress.com/1677/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/zabeth.wordpress.com/1677/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=elisabethstoudmann.com&#038;blog=370372&#038;post=1677&#038;subd=zabeth&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Dorsaf Hamdani, entre émotion et exigence</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Oct 2012 10:15:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elisabeth Stoudmann</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A l&#8217;écoute de son disque parut au début de l&#8217;année sur l&#8217;excellent label Accords Croisés, on ne peut que tomber sous le charme de Dorsaf Hamdani. Certaines des mélodies sont connues (celles d&#8217;Oum Kalsoum en particulier), mais les arrangement épurés et sa voix impressionnante donnent le frisson. L&#8217;impression de découvrir une réincarnation &#8211; version 2012 [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=elisabethstoudmann.com&#038;blog=370372&#038;post=1672&#038;subd=zabeth&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://zabeth.files.wordpress.com/2012/10/dorsaf-hamdani_6981webc2a9_brounchbis.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1673" title="Dorsaf Hamdani_6981web(©_Brounch)bis" src="http://zabeth.files.wordpress.com/2012/10/dorsaf-hamdani_6981webc2a9_brounchbis.jpg?w=204&#038;h=300" alt="" width="204" height="300" /></a>A l&rsquo;écoute de son disque parut au début de l&rsquo;année sur l&rsquo;excellent label <a href="http://www.accords-croises.com/fr/accueil.php">Accords Croisés</a>, on ne peut que tomber sous le charme de Dorsaf Hamdani. Certaines des mélodies sont connues (celles d&rsquo;Oum Kalsoum en particulier), mais les arrangement épurés et sa voix impressionnante donnent le frisson. L&rsquo;impression de découvrir une réincarnation &#8211; version 2012 &#8211; des grandes dames de la chanson arabe. Après l&rsquo;avoir interviewée, j&rsquo;ai craqué et j&rsquo;ai invité Dorsaf Hamdani à jouer à l&rsquo;Espace Vélodrome de Plan-les-Ouates vendredi 12 octobre. Ci-dessous, le petit article que j&rsquo;avais fait sur elle dans le numéro de mars de Vibrations.</p>
<p>Et ici une vidéo pour un aperçu de ce que va être le concert de vendredi. Ne le ratez pas! Les billets c&rsquo;est par <a href="http://www.plan-les-ouates.ch/node/5087">ici!</a></p>
<span class='embed-youtube' style='text-align:center; display: block;'><iframe class='youtube-player' type='text/html' width='604' height='370' src='http://www.youtube.com/embed/EXhQv4GXX8c?version=3&#038;rel=1&#038;fs=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;wmode=transparent' frameborder='0'></iframe></span>
<p>____________________________</p>
<p><em>« Oum Kalsoum c’est la force, l’ensorcellement, Asmahan, c’est la nostalgie, la tendresse et Fairouz, c’est la voix de l’ange ». </em>Pour Dorsaf Hamdani, la chanteuse qui les réinterprète aujourd’hui, ces trois princesses du chant arabe ont été des initiatrices aux techniques et aux styles bien distincts. Trois pans d’une culture qui l’habite. Née Tunisienne, Dorsaf Hamdani est repérée pour sa voix juste, percutante, dès la maternelle. Très jeune, elle suit son talent. Elle étudie au conservatoire, puis auprès des grands maîtres de malouf que sont Taher Garsa et Abdelhamid Ben Algia. Elle approfondit ses connaissances à l’Institut Supérieur de Musique de Tunis. Et prête sa voix aux grands orchestres les plus renommés. Après un séjour de 6 ans à Paris, après un spectacle remarqué autour de <strong>Jalaluddin</strong>Rumi et de la musique des derviches, elle a fait beaucoup parler d’elle dans la création Ivresses où elle rend hommage à l’écrivain perse Omar Khayyam aux côtés de Ali Reza Ghorbani.</p>
<p>Dans ce premier album sous son nom, cette chanteuse trentenaire a voulu apporter sa touche, son ressenti, « <em>son âme </em>» à ce répertoire arabe, classique parmi les classiques. Pour ce faire, elle a choisi l’épurement, s’entourant de cinq musiciens virtuoses des cordes et des percussions. <em>« Je ne veux ni ne suis capable de faire une copie conforme. Tout ce que j’ai fait jusqu’ici, tout ce que j’ai écouté s’est mélangé en moi et ça donne quelque chose de différent». </em>Parallèlement à ce travail d’interprète, Dorsaf Hamdani, s’essaie aussi à la composition dans un registre complètement différent : celle de la chanson à textes en dialecte tunisien. Car Dorsaf Hamdani est une femme moderne, moderne dans le respect de la tradition.</p>
<p><a href="http://www.accords-croises.com/fr/artiste-bio.php?artiste_id=52"> <em>CD : Dorsaf Hamdani, « Princesses du Chant Arabe » (Accords Croisés/Harmonia Mundi). </em></a></p>
<p><em><a href="http://www.plan-les-ouates.ch/node/5087">Concert : Plan-Les-Ouates, vendredi 12 octobre, 20h.</a><br />
</em></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/zabeth.wordpress.com/1672/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/zabeth.wordpress.com/1672/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=elisabethstoudmann.com&#038;blog=370372&#038;post=1672&#038;subd=zabeth&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>blog en déshérence sauvé par Oxmo</title>
		<link>http://elisabethstoudmann.com/2012/09/11/blog-en-desherence-sauve-par-oxmo/</link>
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		<pubDate>Tue, 11 Sep 2012 16:36:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elisabeth Stoudmann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d'humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Général]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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		<description><![CDATA[Bon, cette fois, il faut faire face. Deux mois que je n&#8217;ai plus alimenté ce blog. OK, il y a eu les vacances. Mais bon, je n&#8217;ai pas pris deux mois de vacances (malheureusement). Le problème est que je suis assez active ailleurs. Sur swissvibes.org où je m&#8217;intéresse (avec d&#8217;autres)  aux pérégrinations des artistes suisses [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=elisabethstoudmann.com&#038;blog=370372&#038;post=1663&#038;subd=zabeth&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://zabeth.files.wordpress.com/2012/09/oxmo_photo-3_lr.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1664" title="Oxmo_photo 3_LR" src="http://zabeth.files.wordpress.com/2012/09/oxmo_photo-3_lr.jpg?w=200&#038;h=300" alt="" width="200" height="300" /></a>Bon, cette fois, il faut faire face. Deux mois que je n&rsquo;ai plus alimenté ce blog. OK, il y a eu les vacances. Mais bon, je n&rsquo;ai pas pris deux mois de vacances (malheureusement). Le problème est que je suis assez active ailleurs. Sur <a href="http://swissvibes.org">swissvibes.org</a> où je m&rsquo;intéresse (avec d&rsquo;autres)  aux pérégrinations des artistes suisses à l&rsquo;étranger. Derniers articles en date: une critique du nouveau disque de <a href="http://swissvibes.org/2012/09/10/le-disque-de-septembre-de-swissvibes-heidi-happy-on-the-hills/">Heidi Happy</a>, une <a href="http://swissvibes.org/2012/09/05/monoski-de-new-york-a-paris/">interview de Monoski</a>, une <a href="http://swissvibes.org/2012/08/02/les-disques-de-lete-de-fauve/">sélection estivale de disques de Fauve</a>.</p>
<p>Sur <a href="http://redbulljazznote.ch">redbulljazznote.ch</a> où je parle un peu de tout ce qui me passe par la tête, de choses que je vois, que je lis, que j&rsquo;entends. Derniers articles en date: une présentation de <a href="http://www.redbulljazznote.ch/home/le-kuduro-a-le-cul-dur-1">Buraka Som Sistema et </a> une critique du livre <a href="http://www.redbulljazznote.ch/home/a-propos-de-fela">&laquo;&nbsp;Fela, le génie de l&rsquo;afrobeat&nbsp;&raquo; de François Bensignor. </a></p>
<p>Donc, le temps &#8211; cette denrée devenue si précieuse &#8211; se fait rare pour écrire sur ce blog, qui est pourtant mon blog de prédilection. Alors,  je me dis que je devrais au moins mettre en ligne les articles que j&rsquo;écris aussi dans la presse, <a href="http://www.lecourrier.ch/">Le Courrier </a>et Profil et peut-être aussi me remettre à l&rsquo;exercice du disque du mois.  Alors, je commence tout de suite avec ce portrait de Oxmo qui figure dans le numéro de septembre de Profil, téléchargeable ici: <a href="http://zabeth.files.wordpress.com/2012/09/interview-doxmo.pdf">Interview d&rsquo;Oxmo.</a></p>
<p>Et du coup, je me demande si c&rsquo;est mieux de mettre des PDF ou de republier les articles directement dans le blog en y ajoutant les références à propos de la publication d&rsquo;origine. Des avis sur la question?</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/zabeth.wordpress.com/1663/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/zabeth.wordpress.com/1663/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=elisabethstoudmann.com&#038;blog=370372&#038;post=1663&#038;subd=zabeth&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Anthony Joseph, la danse des mots</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Jul 2012 11:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elisabeth Stoudmann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Général]]></category>
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		<description><![CDATA[Poète et musicien : Anthony Joseph ne conçoit pas l’un sans l’autre. Démonstration sur la scène du château au Festival de la Cité, en compagnie de son « Spasm band » « Je suis né et j’ai passé toute mon enfance à Trinidad. J’ai donc baigné dans le calypso, le steelpan et toutes les musiques caraïbes. Encore aujourd’hui, ces [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=elisabethstoudmann.com&#038;blog=370372&#038;post=1646&#038;subd=zabeth&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1651" class="wp-caption alignleft" style="width: 614px"><a href="http://zabeth.files.wordpress.com/2012/07/anthony-joseph_ldc2a9mirabelwhite-43.jpg"><img class="size-full wp-image-1651" title="Anthony Joseph_LD©Mirabelwhite 43" src="http://zabeth.files.wordpress.com/2012/07/anthony-joseph_ldc2a9mirabelwhite-43.jpg?w=604&#038;h=909" alt="" width="604" height="909" /></a><p class="wp-caption-text">Anthony Jospeh © Mirabelwhite</p></div>
<p><strong><em>Poète et musicien : <a href="http://www.anthonyjoseph.co.uk/">Anthony Joseph</a> ne conçoit pas l’un sans l’autre. Démonstration sur la scène du château au <a href="http://2012.festivalcite.ch/programme/date/2012/7/14/">Festival de la Cité</a>, en compagnie de son « Spasm band »</em></strong></p>
<p><em>« Je suis né et j’ai passé toute mon enfance à Trinidad. J’ai donc baigné dans le calypso, le steelpan et toutes les musiques caraïbes. Encore aujourd’hui, ces musiques sont ma colonne vertébrale ».</em> Enfant, Anthony Joseph développe pourtant un autre talent, un peu particulier pour son âge: l’écriture. Ce passe-temps lui procure une concentration intense, la possibilité de se centrer, un plaisir qu’il n’a cessé de savourer depuis. Mais dans les Caraïbes, être poète n’est pas une sinécure. A la fin des années 80, Anthony Joseph a une vingtaine d’années. Il décide de tenter sa chance de musicien à Londres, l’ancienne métropole. Il monte un groupe de black rock. Puis c’est la révélation : Anthony Joseph prend conscience de l’importance que l’écriture a pour lui. Il décide de devenir poète à temps plein.</p>
<p>Il fait paraître plusieurs recueils de poésie remarqués par leur style particulier. Insidieusement, la musique revient. Lors de ses lectures publiques, Il songe d’abord à se faire accompagner d’une basse, puis d’une percussion. En 2004, le Spasm Band est né. En 2006 son premier roman « The African Origins of UFO’s », un ouvrage de science-fiction afro-psychédélique lui vaut la reconnaissance de ses aînés. Il innove : utilisant des techniques d’écriture de son crû, il expérimente en mêlant anglais et dialectes de Trinidad, prose et poésie. C’est à ce livre majeur que seront empruntés la plupart des paroles des chansons du premier opus de Anthony Joseph and The Spasm Band, « Leggo de Lion ». “<em>Tout est connecté pour moi,</em> explique simplement cet artiste mutant, <em>la poésie est comme un grand parapluie qui rassemble tout ce que je fais. Mon seul mot d’ordre est vivre ma vie, être ce que je suis ». </em> Et quand on le compare à un <em>dub poet,</em> Anthony balaie l’analogie d’un revers de la main. <em>Les dubs poets sont liés au reggae, ils sont aussi plus engagés. Bien sûr des gens comme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Linton_Kwesi_Johnson">Linton Kwesi Johnson</a> m’ont influencé, mais je fais quelque chose de plus expérimental. ».</em></p>
<p><em></em>Deux albums plus tard, l’approche d’Anthony Joseph est toujours plus musicale, toujours plus personnelle.<em> </em>S’appuyant sur des techniques d’écriture surréalistes ou du fameux cut-up de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/William_S._Burroughs">William S. Burroughs</a>, il cherche à « <em>faire quelque chose de plus physique. J’aimerais que chaque rime, chaque deux mots le lecteur, l’auditeur soit surpris, se demande où on l’emmène. De façon générale, je trouve que la poésie est devenue très prévisible. » </em>Cela s’entend sur « Rubbers Orchestra » (littéralement « l’orchestre de caoutchouc »), son dernier CD, paru en novembre dernier.</p>
<p><em> </em>Evidemment quand il joue à l’étranger, Anthony Joseph sait que son public capte moins les subtilités de son langage, mais il adore aussi le feeling de la danse et l’improvisation. Et The Spasm Band aussi, comme son nom l’indique. Après huit années passées à jouer ensemble, les musiciens et le poète se connaissent parfaitement. Disons plutôt qu’ils savent toujours mieux créer spontanément ensemble. <em>« On ne sait jamais combien de temps un chanson va durer. On fait une liste des morceaux avant de monter sur scène, mais tout reste flexible, tout le temps »</em> conclut Anthony Joseph, déjà réjoui à l’idée de revenir jouer en Suisse après son passage remarqué au Cully Jazz Festival l’an dernier.</p>
<p><em><a href="http://2012.festivalcite.ch/programme/date/2012/7/14/">Festival de la Cité</a>, Place du Château, samedi 14 juillet, minuit.</em></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/zabeth.wordpress.com/1646/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/zabeth.wordpress.com/1646/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=elisabethstoudmann.com&#038;blog=370372&#038;post=1646&#038;subd=zabeth&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Lelou Menwar, histoires créoles</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Jul 2012 15:57:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elisabeth Stoudmann</dc:creator>
				<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Peters]]></category>
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		<description><![CDATA[Avec son trio à cinq sous, Lelou Menwar porte haut et fort l’étendard d’une musique mauricienne différente, passionnante. Il sera en concert ce soir au Festival de la Cité. Lelou Menwar est de ceux qui vivent au rythme de la nature, s’imprègnent des sons du quotidien observent et créent à partir de ce qui semble [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=elisabethstoudmann.com&#038;blog=370372&#038;post=1641&#038;subd=zabeth&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4><em><a href="http://zabeth.files.wordpress.com/2012/07/menwar.jpeg"><img class="alignleft size-full wp-image-1642" title="Menwar" src="http://zabeth.files.wordpress.com/2012/07/menwar.jpeg?w=604" alt=""   /></a>Avec son trio à cinq sous, <a href="http://www.menwar.net/">Lelou Menwar</a> porte haut et fort l’étendard d’une musique mauricienne différente, passionnante. Il sera en concert ce soir<a href="http://2012.festivalcite.ch/programme/date/2012/7/13/"> au Festival de la Cité.</a><br />
</em></h4>
<p><strong></strong>Lelou Menwar est de ceux qui vivent au rythme de la nature, s’imprègnent des sons du quotidien observent et créent à partir de ce qui semble tellement évident qu’on ne le remarque même plus. Né en 1955 dans une cité de l’île Maurice, à quelque 500 km à l’Est de Madagascar au milieu de l’Océan Indien, rien ne le prédestine à devenir ce qu’il est aujourd’hui : un rénovateur subtil des musiques traditionnelles de son pays.</p>
<p>Petit, il ouvre grand ses oreilles, entend le sega : le chant et les percussions et la danse que les esclaves de diverses origines ont élaboré ensemble en créole. A la fin des années 60, sous l’influence du folk et du rock, le sega s’essaie à la guitare. Stéphano Honoré, déjà surnommé Lelou, mais pas encore Menwar (« La Main Noire) ne fréquente pas beaucoup l’école. Il fait des petits boulots, bricole des instruments avec ce qui lui tombe sous la main. A 14 ans, il compose sa première chanson comme d’autres aujourd’hui feraient leur premier rap : <em>« pour dire les choses qui ne me semblent pas justes ».</em> Sous les cocotiers sous le soleil et les alisés, l’île Maurice cache son lot de pauvres, de délinquants juvéniles et de problèmes de drogue. <em>«  Le slogan de l’île Maurice est “le pays avant tout“. Pour moi, la priorité c’est le bien-être des gens. Il ne sert à rien de construire des maisons pour le bon Dieu si les gens n’ont pas de quoi se loger !»</em></p>
<p>Quarante ans plus tard, Lelou Menwar est devenu l’ambassadeur du sagaï, un genre qu’il a créé, dérivé du sega. Ce nom fait référence aux baguettes que les artisans matelassiers utilisent pour trier les fils de laine. Ce sagaï-là a été conçu après maints voyages. Un séjour de plusieurs années à l’île de la Réunion où Menwar côtoie ceux qui sont devenus aujourd’hui des références : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dany%C3%A8l_Waro">Danyel Waro</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilbert_Pounia">Gilbert Pounia</a> de Zisakakan ou <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_P%C3%A9ters">Alain Peters</a>. Puis de nombreux voyages &#8211; de plusieurs mois à deux ans &#8211; en France. Mais Lelou Menwar revient toujours sur son île pour partager, pour échanger. Avec quatre CDs à son actifs (malheureusement difficilement trouvables) et ses prestations scéniques trop rares sur notre continent, Lelou Menwar est l’un des passages obligés du festival de la Cité. Avec son trio « à cinq sous » comme il l’appelle affectueusement, il  démontre une fois encore que moins c’est plus. Une voix incantatoire, un chant en créole, des percussions et une guitare suffisent à vous emmener dans un tourbillon d’émotions et de paysages sonores.</p>
<p>Parce qu’il n’aime pas les idées reçues, Lelou Menwar porte des nattes depuis plus de vingt ans : <em>«  Je ne suis pas rasta, je suis ouvert à toutes les religions. Mais je porte les dreadlocks pour lutter contre les préjugés que l’on peut avoir contre ceux qui ont choisi cette coiffure. Comme pour dire “regardez je suis normal et je porte des nattes“ ». </em>Défenseur du Ravanne (grand tambourin africain), Lelou Menwar a tout appris en autodidacte et ne sait ni lire ni écrire. Ce qui ne l’a pas empêché de faire une méthode (livre et cassette) sur le sujet en compagnie de deux amis, respectivement musicien et écrivain. Il a également fondé une école de Ravanne. Aujourd’hui, il se réjouit de voir que la culture dont il est issu n’est plus en voie de disparition. Mieux qu’elle évolue et se structure. Quant à lui, il continue sa trajectoire, tranquillement, sereinement, toujours à l’affût de nouvelles sonorités, de nouveaux instruments de percussion, à créer à partir de coques de pistaches ou de tiges de canne à sucre. Pour porter toujours plus loin les histoires de marins et d’exil et les musiques qui peuplent son petit bout de terre.</p>
<p><em>Festival de la Cité, La Fabrique, vendredi 13 juillet à 20 h 45.</em></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/zabeth.wordpress.com/1641/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/zabeth.wordpress.com/1641/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=elisabethstoudmann.com&#038;blog=370372&#038;post=1641&#038;subd=zabeth&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Spoek Mathambo, le rap du futur</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Jul 2012 15:54:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elisabeth Stoudmann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Général]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Sud]]></category>
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		<description><![CDATA[Quand Spoek Mathambo s’exprime, il n’hésite pas à revenir sur un mot pour en trouver un autre, presque synonyme qui exprime mieux sa pensée. A l’image de son approche musicale précise, percutante et foisonnante. Artiste de hip hop sud-africain, il s’est construit un univers grandiose dans lequel il est le metteur en scène et le [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=elisabethstoudmann.com&#038;blog=370372&#038;post=1635&#038;subd=zabeth&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://zabeth.files.wordpress.com/2012/07/spoek-mathamboc2a9sean-metelerkamp_ld.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1636" title="Spoek Mathambo 5 (2012)" src="http://zabeth.files.wordpress.com/2012/07/spoek-mathamboc2a9sean-metelerkamp_ld.jpg?w=604&#038;h=402" alt="" width="604" height="402" /></a>Quand <a href="http://www.spoekmathambo.com/">Spoek Mathambo</a> s’exprime, il n’hésite pas à revenir sur un mot pour en trouver un autre, presque synonyme qui exprime mieux sa pensée. A l’image de son approche musicale précise, percutante et foisonnante. Artiste de hip hop sud-africain, il s’est construit un univers grandiose dans lequel il est le metteur en scène et le principal protagoniste. Spoek Mathambo est adolescent lorsque la fin de l’apartheid est déclarée. Il fait déjà du hip hop. A 27 ans, ce créateur a aujourd’hui deux albums à son actif et est capable de revisiter un classique sud-africain comme un morceau de Joy Division. Explications avant son concert ce soir au <a href="http://2012.festivalcite.ch/">Festival de la Cité, sur la scène de la Fabrique à 22 h 15</a></p>
<p><strong>Votre univers musical est incroyablement riche, du punk au kwaito en passant par la house. Comment faites-vous pour aimer autant de musiques si différentes ?</strong></p>
<p><em>Spoek Mathambo</em> Je ne considère pas cela comme une anomalie ! Pour moi, c’est la même chose que aimer lire différents types de livres, différents types de films.</p>
<p><strong>On dirait pourtant qu’en Afrique du Sud, les musiciens ont les oreilles plus ouvertes sur différents courants musicaux qu’en Europe ?</strong></p>
<p><em>Spoek Mathambo</em> J’ai des amis en Amérique, en Europe. Nous sommes tous ouverts d’esprit. C’est ce qui nous unit. J’ai l’impression que c’est plus une question de génération que de situation géographique. Nous avons grandi avec Internet et nous pouvons ouvrir des milliers de fenêtres d’un seul coup. Et toutes ces fenêtres peuvent mener à des mondes différents.</p>
<p><strong>Vous semblez mener votre carrière à votre manière sans trop vous soucier du music business. Vous confirmez ?</strong></p>
<p><em>Spoek Mathambo</em> Hum, je me soucie du music business et de ma carrière. Mais quoi que je fasse, ce n’est pas lié à la nécessité. Si quelqu’un veut me donner 20&rsquo;000 € pour faire un album, je vais les prendre et faire l’album que je veux. Mais si personne ne vient me proposer quelque chose, je vais continuer à faire ma musique quoi qu’il arrive et à la mettre sur Internet comme je l’ai fait par le passé.</p>
<p><strong>Vous avez joué dans beaucoup de pays d’Europe, de la Norvège à la Hongrie en passant par le Portugal et l’Italie. Est-ce que la réception du public était différente à celle que vous pouvez avoir en Afrique du Sud ?</strong></p>
<p><em>Spoek Mathambo</em> C’est difficile de généraliser de cette façon. Il y a tellement de pays différents en Europe. J’ai même joué à Kiev en Ukraine. C’était excitant. Ils connaissaient certaines des paroles et chantaient avec moi. Je crois qu’il y avait une crise politique au moment où j’ai joué là-bas, mais ce soir-là, c’était la fête, une ambiance de dernière fête au monde. J’ai adoré.</p>
<p><strong>L’image a beaucoup d’importance dans votre démarche artistique ?</strong></p>
<p><em>Spoek Mathambo</em> Plus que l’image, je dirais l’esthétisme. Ce n’est pas quelque chose qui m’obsède, mais c’est quelque chose qui m’intéresse. Ça fait partie de mon background. A un moment donné, j’ai étudié le graphisme. Beaucoup d’artistes qui m’ont inspiré sont des gens qui avaient une forte identité visuelle.</p>
<p><strong>Vous pensez à qui en particulier ?</strong></p>
<p><em>Spoek Mathambo</em> Prince, Iggy Pop ou Fela Kuti.</p>
<p><strong>Vous considérez-vous aujourd’hui comme un rapper ou comme un artiste au sens large du terme ?</strong></p>
<p><em>Spoek Mathambo</em> Il est évident que je suis un artiste au sens large du terme. Parfois je rappe, parfois je joue le rôle du rapper. J’utilise différents outils. Un peu comme quand on fait de la peinture : il y a les esquisses, le pinceau, les impressions.</p>
<p><strong>En quoi votre background sud-africain est-il important dans votre démarche artistique ?</strong></p>
<p><em>Spoek Mathambo</em> Ma musique c’est juste moi. Mon background sud-africain est important en tant que faisant partie de moi. C’est un aspect de mon identité au même titre que le hip hop, que lire des bouquins de science-fiction ou voir des films d’horreur.</p>
<p><strong>Vous jouez maintenant avec une formation complète. C’est nouveau ?</strong></p>
<p><em>Spoek Mathambo</em> Parfois je joue avec un groupe, parfois avec un autre, parfois en version électronique. J’essaie de me concentrer sur ce qu’il  y a d’intéressant dans mes morceaux. Je regarde où j’en suis et je retravaille certains titres pour qu’ils restent toujours aussi excitants.</p>
<p align="right"><em><br />
</em></p>
<p><strong> </strong><a href="http://2012.festivalcite.ch/programme/date/2012/7/10/"><em>Festival de la Cité, La Fabrique, mardi 10 juillet, 22 h 15</em></a></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/zabeth.wordpress.com/1635/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/zabeth.wordpress.com/1635/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=elisabethstoudmann.com&#038;blog=370372&#038;post=1635&#038;subd=zabeth&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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