Parfums de jazz à Cointrin

L’autre jour, je me baladais à  l’aéroport de Cointrin à Genève    attendant qu’unmiles-davis-quincy2 avion Easyjet veuille bien atterrir sans trop de retard. Quand soudain, je vis en lettres immenses les mots  » Montreux » et « Jazz  » scintiller devant moi. Je me rappelais vaguement avoir lu des communiqués de presse il y a six mois annonçant l’ouverture du « premier Montreux Jazz Café permanent », mais j’avais immédiatement gommé l’information de mon cerveau. Vu de loin, le café ressemblait à un havre de paix dans un monde de folie où les gens ne communiqueraient plus que par l’intermédiaire de petits panneaux qu’il secouent en-dessus de leurs têtes.

Je m’approche. Je m’absorbe dans la contemplation des étals remplis des habituels T-Shirts, tasses, sacs, vestes marqués du sceau du Montreux Jazz Festival. Puis, je lève les yeux et là, je reconnais sur les écrans la silhouette de Miles Davis. J’arrête ma flânerie et me poste dans un coin pour voir le concert. L’entendre est exclu d’emblée vu le cliquetis des verres et la clientèle internationale qui discute fort et dans toutes les langues. Je regarde donc défiler les images. Les membres du Georges Gruntz Jazz Band et du Gil Evans Orchestra bien appliqués derrières leurs lutrins, Miles en sueur et Quincy Jones, sautillant avec ses baguettes de chef d’orchestre pour coordonner tout ce beau monde. Le sourire aux lèvres, il est bien le seul à avoir l’air de s’amuser. C’était en 1991.

En tendant bien l’oreille, on reconnaît les mélodies de quelques standards du jazz. Dans l’ambiance faussement feutrée de ce jazz café qui a plutôt des allures de lounge bar, ce big band a l’air complètement hors-sujet. On dirait des acteurs professionnels engagés dans un film amateur.

Je suis bien placée pour savoir que « labelliser » un événement devenu aussi mythique que le Montreux Jazz Festival est un incontournable dans notre société de marketing et de communication. Il n’empêche, la scène ne fait pas sourire et je me dis qu’entre ces « parfums » de jazz et pas de jazz du tout, je préfère encore la deuxième option. Mais bon, je suis peut-être une vieille réac…

Publié le février 5, 2009, dans Général, Musique, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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