Lenine enflamme le Cully Jazz Festival

Déflagration musicale, vendredi soir, sous le chapiteau. Mémorable.

D’abord, il y eut Tcheka,  son charme, ses chansons entraînantes, subtiles, sa créolité et sa sensibilité à fleur de peau. Et puis, il y eut Lenine, son producteur, dans une formule scénique aussi minimale que… puissante. Une silhouette se glisse sur scène, saisit rapidement une guitare électrique et c’est parti… À ses côtés un bassiste, un batteur, un autre guitariste et maestro des samplers du nom de … Tolstoy. Surdoué, Lenine démontre d’emblée que les langages musicaux de son pays (samba, forro, maracatu)  comme ceux des grands courants internationaux (funk, reggae et rock) ne sont que de simples gammes, des outils de création. Ça joue fort, très fort et les deux premiers rangs du chapiteau ne tardent pas à se vider. Mais Lenine ne semble même pas s’en apercevoir tant il est entièrement dans l’instant, dans sa musique.

lenine-au-cully-jazz1

La scène est régulièrement traversée par plusieurs « assistants» qui apportent de nouvelles guitares, fixent un câble, ajustent un casque… Grâce à eux, les musiciens délaissent les considérations techniques pour se concentrer sur la construction du spectacle, d’une précision implacable. Ils s’immergent totalement dans un crescendo de rythmes, de breaks, de sons, d’extraits folkloriques. Tolstoy fait glisser sa baguette sur le manche de sa guitare électrique, joue des effets de pédales ou de samples. Ces quatre-là semblent partis pour ne plus s’arrêter quand soudain c’est la pause: Lenine s’empare de sa guitare acoustique, vire ses acolytes et balance quelques ballades de son cru; histoire de montrer qu’il sait aussi faire ça.  Final en apothéose avec son hit «Alzira e a Torre» que ses fans brésiliens chantent à plein poumons. Les côtés de la salle tanguent, le public assis se lève pour saluer son héro, désormais totalement désinhibé. Lenine, ému, salue pour la énième fois le public décidément incroyable du Cully Jazz Festival.

Publié le mars 28, 2009, dans Billets d'humeur, Musique, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. aman avue moi je mapel ablla (maroc) je la remirçi tous les personages des roupien qui chentes aux qui sére jouier le (guitar jaz) ok

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