Mon disque du mois d’avril: L’Orchestre Poly-Rythmo

Pas l’ombre d’une d’hésitation: ce «Cotonou Club» de l’Orchestre Poly-Rythmo est un disque qu’on peut acheter les yeux fermés! Onze titres aux résonances à la fois profondes et légères, mélancoliques et réjouissantes. «Uplfiting» comme diraint les Anglais! Les voix un peu usées par la patine du temps des chanteurs de la formation dialoguent avec celles d’artistes plus jeunes, comme la Malienne Fatoumata Diawara, Angélique Kidjo ou les musiciens Paul Thomson et Nick Mc Carthy de Franz Ferdinand.

Il faut dire que le Poly-Rythmo de Cotonou est de ces orchestres qui ont scandé les Indépendances puis vu les différents bouleversements de leur pays, Le Bénin, et son déclin. Faute de structure, faute d’argent, l’orchestre Poly-Rythmo de Cotonou a lui aussi décliné. Alors qu’il avait enregistré plus de 500 chansons entre 1970 et 1983, la fin du millénaire les met au chômage technique… ou presque. En 2008, le label de rééditions, Analog Africa parvint à rassembler des 45 tours de la grande époque et les réédite. DJs et musiciens sont tous saisis par le groove implacable, les mélodies flamboyantes et les airs de transe vaudou du Poly-Rythmo.

Elodie Maillot, journaliste à Vibrations et à RFI, part à la recherche du Cotonou. Non contente de publier des reportages, elle réussit à monter en 2009 la première tournée du groupe hors de son continent. Propulsée manager puis productrice, elle nous livre ce premier album international : «Cotonou Club». S’y côtoient des titres emblématiques qui « déraillent» moins que les enregistrements de l’époque et de nouveaux titres tout aussi ravageurs. Ce sont ces-derniers d’ailleurs que l’on se passe et se repasse en boucle. Preuve que rien ne pourra éteindre le feu du Poly-Rythmo, dont un des secrets réside dans un jeu particulier de batterie qui reprend les rythmiques du tambour traditionnel sato et les enrichit d’éléments de jazz, d’afrobeat, de musique cubaine et de funk.Comme le coca-cola, le Poly-Rythmo détient sa recette secrète, aux pouvoirs addictifs puissants.

Orchestre Poly-Rythmo, «Cotonou Club» (Sons d’Ailleurs/Dist F Universalsal Jazz/Dis CH Namskaïo)

En concert à la Cigale (Paris), le 20 avril 2011

Publié le avril 19, 2011, dans le disque du mois, Musique, et tagué , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. bravo à Elodie pour sa persévérance, j’attends ce nouvel opus à jours dans ma boîte. Ecoutez Elisabeth, gente di poca fede…

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